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Connaître le passé, comprendre le présent, pour imaginer l'avenir - Conservation d'objets mémoriels depuis 1942

Le SICOB a besoin de votre mémoire : racontez nous vos anecdotes




Il suffit de prononcer le mot pour que resurgissent dans l’esprit de bon nombre d’entre nous anecdotes et souvenirs. Je parle bien entendu du SICOB. Une exposition, un livre et un documentaire sont en préparation, à vous d’y participer !



Le SICOB a besoin de votre mémoire : racontez nous vos anecdotes
Retrouvez tous les détails de ce projet de recherche sur http://www.SICOB.tv, avec les archives vidéo, les galeries de photos, les documents inédits...

« Le SICOB est né d’une conversation entre deux camarades de l’X, Georges Vieillard et Raoul Hermieu. Cela s’est passé en 1949 », explique « le claviste », signataire non identifié du document « Mémoires du SICOB » retrouvé dans la collection de Max Hermieu.
Salon emblématique de la transformation progressive des sociétés industrielles en sociétés de services et de la naissance du travail de bureau, la première édition du SICOB eu lieu en 1950, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, il ne rejoindra le CNIT qu’après sa construction au début des années 60. Puis finira sa vie quarante années après, à Villepinte.

Comme l’explique l’auteur du document, le SICOB connu trois grandes périodes :
  • le SICOB des patrons, de 1949 à 1961 : ses visiteurs furent alors les responsables des entreprises et des administrations, les décisionnaires et leurs conseillers, qui avaient à cette époque la rude tâche de reconstruire la France, au sortir de la seconde guerre mondiale.
  • Le SICOB du grand public, de 1962 à 1970, symbolisé par l’occupation du CNIT à une époque où le quartier d’affaires de la Défense n’existait pas encore. Cette « fête du bureau » était un SICOB des jeunes et des néophytes.
  • Le SICOB des spécialistes, de 1971 à 1990, illustre le boom informatique, et le besoin des professionnels de se retrouver entre eux, afin de mieux explorer ce nouveau monde.

Point de départ

Le SICOB a besoin de votre mémoire : racontez nous vos anecdotes
Grâce à la donation des héritiers de Max Hermieu, commissaire général emblématique du salon pendant plusieurs décennies, disparu à l’été 2009 à l’âge respectable de 97 ans, le musée de l’informatique vous proposera prochainement une grande exposition rétrospective sur cette aventure technologique et humaine.

Affiches, catalogues, photographies, documents, la collection qui sera présentée au public est unique au monde, elle retrace toute l’histoire de cette manifestation et un demi-siècle d’histoire des entreprises et des techniques utilisées dans les bureaux.

Un livre-catalogue sera également publié afin de permettre à tous les visiteurs qui le désireront de repartir avec une synthèse illustrée de cette histoire.

Et pour partager avec le plus grand nombre ces moments historiques, nous réalisons un film documentaire, qui vous donnera la parole. A vous en effet, car si vous êtes arrivé sur cette page web et si vous avez lu ce texte jusqu’au bout, sans nul doute, vous faites partie de cette histoire. Que vous ayez été exposant, visiteur, technicien, fournisseur, commentateur ou même hôtesse sur l’un des stands, vous avez une histoire à nous raconter. Une histoire, une simple anecdote, un modeste souvenir… il n’y a pas de petits instants, ou plus exactement c’est la somme de ces petits instants qui racontera la véritable histoire.

Nous aimerions vous interviewer pour partager avec tous les passionnés de cette histoire de l’informatique, quelques instants de mémoire collective autour du SICOB. Ne vous inquiétez pas, nous ne recréons pas un SICOB 2011 ! Mais pour ce soixantième anniversaire du premier SICOB, nous aimerions raconter cette belle histoire.

Si vous ou l’un de vos proches a quelques anecdotes à partager, n’hésitez pas un instant, contactez nous !
philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr



1.Posté par Guérin-Poupon Annie le 27/11/2011 17:21
Bonjour, Je suis en train de suivre un bilan de compétences de mon itinéraire professionnel et je me replonge dans mon passé : j'ai travaillé +/- 1 an à l'organisation du SICOB dans les bureaux de La Place de Valois entre 1977 et 1978. Souvenirs, souvenirs...Je ne pensais pas trouver un historique aussi détaillé sur le Salon. A bientôt. Bien cordialement.

2.Posté par Restolulu le 21/12/2012 02:27
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Je me rappelle bien avoir parlé avec Steve Jobs à l'époque lorsqu'il avait un stand pour ses Next Computer. J'ai eu droit aux auto-collants logo Next dont j'étais si fier à l'époque.
Grace au Sicob, l'informatique est devenu ma passion et mon job.

J'ai plein de souvenir des avant-premieres de PC, logiciels et autres. Je revenais avec plusieurs sacs en plastic remplis de dépliants, pubs....

Oh la belle époque!

Steve SUARD

3.Posté par Rabie le 25/01/2013 20:12
J'ai découvert le Sicob en 1983 et ce fut une révélation.
On voyait des vis vertes tourner sur des écrans qui n'étaient pas encore informatiques.
J'étais réalisatrice de cinéma. J'ai vu ça et je me suis dit que bientôt, on fera des films comme ça.

Quelques années plus tard, je me suis reconvertie dans le multimédia, et mon mari aussi.
Notre vocation est née au Sicob.

Sylvie

4.Posté par Ray Aschheim le 16/02/2013 16:04
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Passionne de calcul et donc de calculatrice des mon plus jeune âge, ayant appris moi meme la programmation sur TI51 et TI59 pretees par mes camarades en première, mon pere me demande a la fin des seventies, de lui conseiller une nouvelle calculatrice. J achète "l'ordinateur individuel" qui parle du sicob, je decide, encore lycéen, de visiter ce salon professionnel. J y tombe amoureux de la HP41C que je fais acheter a mon père pour ses recherches du CNRS. J y admire l Apple ][. Le CNRS me mandate alors pour programmer la HP41C et tracer les courbes des expériences pour les publications. Un collegue de mon père me demande alors conseil pour acheter un microordinateur; ca sera l Apple ][, et je passerai alors mes week-end, durant ma periode math sup math sep, a realiser des programmes scientifiques pour le CNRS, l INSERM, l université, a toucher mes premières feuilles de paye, deja spécialiste, pas encore ingénieur. Une epoque de pionniers et de passionnes. Grace au SICOB!
30 ans plus tard, je referai bientot tourner mes premiers programmes sur mon ipad grace aux emulateurs HP41C et Apple][, en souvenir de cette époque ou l impossible etait envisageable. Et entre temps j ai programme tout ce qui est passe a portee de main... pour le fun, et j ai decouvert que l univers entier, ne serait qu un ordinateur et un programme, en un réseau spin-foam... une theorie serieuse mêlant topologie, theorie de l information, algebre e8, polytope 24-cell, et loop quantum gravit y... suivez moi pour en savoir plus mais rien ne presse, et finalement, grace au SICOB aussi...

5.Posté par Hervé le 01/04/2013 21:42
Pour ma part je me souviens d'une visite au SICOB organisée en 1970 par un de nos prof de notre classe de terminale d'un lycée d'une petite ville de province. Se rendre à Paris (en car) était déjà un évènement en soi puis décourir ce grand espace du CNIT avec son architecture d'avant -garde, cette foule au profil intello-ingénieur, c'était trés impressionnant pour nous. Il y avait bien sûr ces machines bizarres auxquelles on ne comprenait rien mais qui nous ouvraient les yeux sur un possible futur aux allures de science-fiction...qui s'est depuis vérifié. Avec le recul je réalise à quel point nous étions alors à la croisée des chemins, entre deux mondes si différents. Je suis retourné au CNIT il y a quelques jours, il bruissait encore de la curiosité de tous ces gens qui sont passés par là à cette époque et dont la créativité, voire le génie de quelques uns a révolutionné nos modes de vie.

6.Posté par Arnaud. le 02/01/2014 16:33
J'étais collégien dans les années 80, passionné par l'informatique et les micro-ordinateurs alors en plein essor.
Je me rendais - seul - au sicob pour me baigner dans cet univers qui me faisait rêver et dans lequel je voulais travailler plus tard. A une quinzaine d'années j'avais vraiment l'impression d'être le seul "enfant" parmi des milliers d'adultes, avec tous les professionnels en costume (je ne sais pas si c'était le cas, mais c'est l'image que j'en garde).
Mon truc pour rentrer dans le salon sans payer: remplir un maximum de formulaires sur tous les stands, marquer que j'étais ingénieur en informatique, et attendre patiemment l'année suivante de recevoir des invitations dans ma boîte aux lettres :)

7.Posté par genin le 24/07/2014 08:46
je suis de la génération 80 et ai découvert l'informatique à 13 ans avec les calculatrices programmables.
J'ai été au Sicob vers 1980 environ à l'époque où les PC Microsoft n'existaient pas encore, mais les ordinateurs-maisons Commodore, Amiga, Apple 2, Amstrad et j'ai vû au Sicob un Amiga sur lequel tournait un programme de trompette (je trouvais ça trés fort à l'époque) et j'ai été impressionné de voir un robot sur patte avec des jambes, des bras, un corps et une tête se balader dans les allées du Sicob à l'époque où il y avait pas beaucoup de visiteurs. Le Sicob était vraiment en avance sur son temps !

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