Pendant longtemps, le data analyste incarnait l’expert des chiffres : celui qui transforme les données en graphiques éloquents et en indicateurs précis. Mais, dans les coulisses des entreprises, les attentes ont évolué. Les recruteurs veulent désormais des profils capables d’aller plus loin : comprendre la donnée à la source, la préparer, la structurer… avant même de l’analyser.
Une compétence que l’on croyait réservée aux data engineers, et qui devient aujourd’hui un atout stratégique pour les analystes. Enquête sur une mutation silencieuse du métier.
Un marché en quête d’autonomie
Traditionnellement, la chaîne de traitement des données se joue à deux voix : les data engineers bâtissent l’infrastructure, les pipelines et les bases ; les analystes exploitent ensuite ces données pour répondre aux enjeux métiers. Mais cette organisation, en cloisonnant les rôles, peut ralentir la machine. Face à cela, certaines entreprises plébiscitent des profils hybrides, capables de franchir les frontières. Un analyste qui maîtrise aussi les bases du data engineering peut se connecter directement aux bonnes sources, créer ses propres datasets, réduire les allers-retours avec les équipes techniques… et gagner en agilité. Dans les start-up ou les petites structures, cette autonomie devient un levier important.
Former des profils hybrides
Certains bootcamps ont compris cette évolution et intègrent cette double approche dans leur programme. C’est le cas de la formation Data Analyse de La Capsule, qui ne se limite pas à enseigner l’exploration et la visualisation des données.
Les élèves sont initiés au Data Engineering et l’IA. Cette vision élargie leur permet de mieux dialoguer avec les équipes techniques et d’anticiper les contraintes d’infrastructure.
L’effet sur l’employabilité
Un profil qui cumule ces deux compétences se distingue sur le marché de l’emploi. Les recruteurs y voient la capacité de gérer un projet analytique de bout en bout, de la collecte de données brutes à la restitution d’indicateurs clairs.
C’est aussi un gage d’adaptabilité : un tel profil peut évoluer vers des postes de data analyst senior, de business intelligence engineer, voire vers des fonctions plus techniques comme data engineer, selon ses aspirations.
Quand la double compétence change la donne
Illustration concrète : un analyste dans le e-commerce. Sans bagage en data engineering, il dépend de l’équipe technique pour accéder aux données de navigation, nettoyer les tables de transactions et croiser les chiffres avec les campagnes marketing.
Avec la double compétence, il peut créer un pipeline automatisé, récupérer et préparer ces données en temps réel, puis les analyser immédiatement. Un gain de réactivité qui transforme le rythme des décision.
Vers un nouveau standard
Le marché de la data évolue rapidement, et la frontière entre les rôles tend à s’estomper. Les data analysts d’aujourd’hui doivent être capables de comprendre l’ensemble de la chaîne de valeur de la donnée. Les formations qui intègrent cette double compétence préparent ainsi leurs étudiants à répondre aux attentes actuelles et à anticiper celles de demain.
Dans un environnement où la rapidité d’exécution et l’autonomie sont devenues essentielles, savoir allier data engineering et data analysis est plus qu’un avantage : c’est en passe de devenir un standard.