Comment vectoriser un logo : méthodes gratuites et astuces sur Illustrator, Photoshop et Inkscape

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Un logo qui se transforme en mosaïque de pixels dès qu’on l’agrandit, c’est le genre de détail qui flingue l’image d’une marque en une seconde. Vectoriser un logo, c’est justement sortir de ce piège : on passe d’une image figée à un logo vectoriel souple, net, qui encaisse sans broncher la carte de visite, le site web, l’enseigne de boutique ou l’incrustation vidéo. Entre méthodes de vectorisation automatiques, tracé à la main et outils en ligne gratuits, le vrai sujet n’est pas seulement le logiciel, mais le résultat final et la façon dont il s’intègre dans un workflow de design graphique réaliste.

Un scénario revient souvent : une petite entreprise, comme la boutique fictive « L’Atelier de Clara », démarre avec un logo bricolé en JPG pour Facebook. Tout va bien tant qu’il reste petit. Le jour où il faut une impression grand format, un covering véhicule ou une animation, rien ne tient. Les imprimeurs demandent un fichier vectoriel, les freelances passent du temps à nettoyer, tout le monde râle. Quand la conversion image vectorielle est faite proprement dès le départ, ce genre de crise disparaît presque mécaniquement, et la marque gagne en cohérence sans même changer de logo.

Le but ici est de montrer comment vectoriser logo avec des méthodes gratuites ou peu coûteuses, en mixant les forces d’Illustrator, les options de Photoshop vectorisation et les possibilités d’Inkscape tutoriel, sans oublier les bons réflexes de stockage et d’organisation. Le chemin est moins impressionnant qu’il en a l’air : un peu de méthode, quelques Illustrator astuces bien choisies, un soupçon de rigueur sur les courbes et la typographie, et tu peux obtenir un kit de logo prêt pour le print, le web et la vidéo, même si ton fichier de départ est un vieux PNG fatigué.

  • Un logo vectoriel bien construit reste net à toutes les tailles et sur tous les supports, du favicon au panneau 4×3.
  • La vectorisation gratuite avec Inkscape ou des outils en ligne peut dépanner, mais demande un vrai nettoyage derrière.
  • Illustrator, Photoshop et Inkscape offrent chacun une porte d’entrée différente sur la conversion image vectorielle.
  • Le tracé vectoriel manuel reste la référence pour les logos complexes ou destinés à une identité de marque sérieuse.
  • Une bonne organisation des fichiers évite de repartir de zéro à chaque nouvelle demande d’impression ou d’incrustation.

Pourquoi un logo vectoriel change tout pour une marque, bien au-delà de la technique

La plupart du temps, la question « Pourquoi vectoriser un logo ? » arrive très tard, quand un imprimeur refuse poliment un PNG de 400 pixels. En réalité, le problème démarre bien avant : dès que l’identité visuelle repose sur une unique image bitmap, toute la chaîne de communication devient fragile. À chaque nouvelle demande, quelqu’un doit bricoler, redessiner ou réinterpréter le logo, ce qui multiplie les versions bancales et les approximations.

Reprenons L’Atelier de Clara. Le logo d’origine, pensé pour les réseaux sociaux, fonctionne à peu près sur un écran de smartphone. Le jour où Clara veut une enseigne, une vitrine et des tote bags, son prestataire réclame un fichier vectoriel. Résultat : recherche dans des vieux mails, récupération d’un JPG compressé, tentative de vectorisation gratuite en ligne, puis reconstruction à la hâte par trois personnes différentes. En quelques semaines, le même logo existe en six variantes légèrement différentes, avec des couleurs qui ne correspondent plus vraiment entre le web et le print.

Un logo vectoriel nettoie tout ça d’un coup. Techniquement, il est basé sur des formes mathématiques, donc redimensionnable à l’infini sans perte. Visuellement, il reste net sur un écran 4K, sur une présentation projetée, comme sur une banderole d’événement. Stratégiquement, il sert de référence unique pour tous les prestataires : imprimeur, motion designer, développeur front, agence média, tout le monde pointe vers le même fichier maître.

La perception de qualité joue aussi un rôle. Un logo un peu flou dans une vidéo YouTube, dans une signature mail ou sur un kakemono donne instantanément un côté amateur. Personne ne va formuler la critique de manière technique, mais le cerveau enregistre quelque chose du type « ce n’est pas très soigné ». À l’inverse, un symbole précis, avec des courbes régulières, une typographie lisible et des proportions cohérentes, suggère une marque qui sait ce qu’elle fait, même si le public n’analyse pas consciemment le tracé vectoriel.

Un autre point souvent oublié concerne le temps. Sans base vectorielle propre, chaque adaptation devient un mini-projet. Pour un simple visuel de partenariat, une équipe peut passer une heure à reconstituer un logo trouvé flou sur Google Images. Multiplié par des dizaines de partenaires, cela représente une quantité de travail invisible mais bien réelle. Avec un kit de logos vectorisés organisé, le même besoin se règle en quelques minutes, y compris pour des usages pointus comme une incrustation dans After Effects ou une intégration fine en SVG dans une interface web.

Enfin, vectoriser ne sert pas seulement le présent, mais aussi les évolutions futures. Une marque qui veut moderniser légèrement son logo dans deux ans partira d’un fichier propre, avec des calques rangés, une typographie identifiée, des couleurs documentées. Ce socle facilite une refonte progressive, au lieu d’obliger à tout refaire à partir d’un bitmap incertain. En clair, un logo vectoriel stable, c’est un peu la sauvegarde longue durée de ton identité visuelle.

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Méthodes de vectorisation gratuite et enjeux de cohérence de marque

À ce stade, une question arrive souvent : est-ce que les outils de vectorisation gratuite suffisent pour une identité professionnelle, ou faut-il forcément passer par une agence ? La réponse dépend du niveau d’exigence sur la cohérence de marque. Pour un projet perso ou un prototype, un service en ligne qui fait une conversion image vectorielle automatique peut dépanner. Mais dès que le logo devient un actif central d’une entreprise, les limites de ces solutions rapides deviennent visibles.

Les algorithmes produisent souvent des tracés lourds, avec beaucoup trop de points d’ancrage, des courbes tremblantes et des zones mal interprétées. Cela peut passer sur un petit format web, mais dès qu’on zoome ou qu’on prépare un usage imprimé, les défauts sautent aux yeux. Sans parler des questions de confidentialité, puisque ces services en ligne impliquent d’envoyer le logo sur un serveur externe, parfois sans garantie claire sur l’usage des données.

Pour une marque professionnelle, l’approche la plus saine reste donc de combiner des méthodes de vectorisation gratuites quand c’est pertinent, mais toujours avec un contrôle final dans un logiciel sérieux comme Illustrator ou Inkscape. L’objectif n’est pas de diaboliser les outils en ligne, mais de les considérer comme des assistants, pas comme la source de vérité de ton identité visuelle.

Méthodes de vectorisation de logo sur Illustrator, Photoshop et Inkscape

Quand on parle de méthodes de vectorisation, les camps se dessinent vite : certains misent tout sur la vectorisation automatique d’Illustrator, d’autres ne jurent que par le tracé manuel à la plume. En pratique, la meilleure approche consiste rarement à choisir un camp, mais à combiner plusieurs stratégies en fonction du logo de départ, du temps disponible et du niveau de finition attendu.

Sur un logo très géométrique, avec des aplats de couleurs bien nets, peu de détails, et des formes simples, l’option « Vectorisation de l’image » d’Illustrator donne souvent une base correcte. On importe le JPG ou le PNG, on règle le nombre de couleurs, on active l’aperçu, puis on valide. Ensuite, le gros du travail consiste à nettoyer : fusionner les formes inutiles, supprimer les points redondants, réaligner les segments, arrondir les courbes un peu cassées. Quelques Illustrator astuces comme l’utilisation intelligente de Pathfinder, l’ajustement du lissage des tracés et la simplification contrôlée permettent de transformer un résultat brut en logo exploitable.

Photoshop n’est pas, à la base, un outil vectoriel complet, mais il propose néanmoins une porte d’entrée. Pour une Photoshop vectorisation rapide, on peut utiliser la fonction de sélection par plage de couleurs, puis convertir cette sélection en tracé, et enfin en forme vectorielle. Cette méthode reste moins souple que celle d’Illustrator, mais elle peut servir pour isoler des formes simples ou préparer un export vers un logiciel purement vectoriel, surtout si on maîtrise déjà bien l’environnement Photoshop.

Du côté d’Inkscape, la vectorisation gratuite repose sur la fonction « Vectoriser un bitmap ». On importe l’image, on lance la conversion, puis on obtient un calque vectoriel par-dessus le bitmap d’origine. Comme pour Illustrator, le vrai travail arrive juste après : simplifier les nœuds, redessiner les zones mal interprétées, harmoniser les courbes. Un bon Inkscape tutoriel montre en général ce cycle complet, plutôt que de s’arrêter au simple clic sur le bouton de vectorisation automatique.

Entre ces trois logiciels, un pattern se répète : la conversion automatique produit une ébauche, mais pas un logo fini. Pour un résultat propre, il faut accepter un minimum de tracé vectoriel manuel, surtout sur les courbes visibles et les parties typographiques. Les outils automatiques servent davantage à gagner du temps sur les masses globales qu’à livrer un fichier pro prêt à l’emploi.

Une méthode hybride, très utilisée en agence, consiste à laisser l’outil gérer les formes globales, puis à reconstruire manuellement toute la partie texte. Par exemple, on vectorise l’icône avec « Vectorisation de l’image » dans Illustrator, mais on retape le nom de la marque avec la bonne police, qu’on ajuste au pixel près, avant de convertir en tracés. Ce compromis donne une structure lisible et facile à maintenir, tout en limitant le temps passé à dessiner les parties les plus simples.

Tableau comparatif des approches de vectorisation de logo

Pour y voir plus clair entre ces modes de travail, un aperçu synthétique aide à choisir l’outillage adapté à ton cas.

Méthode Quand l’utiliser Points forts Limites principales
Vectorisation auto Illustrator Logos simples, formes nettes, peu de couleurs Rapide, bon point de départ, réglages fins disponibles Tracés parfois lourds, nettoyage indispensable
Tracé manuel à la plume Logos complexes, typographies fines, usage pro Contrôle maximal, fichier propre, qualité stable Plus long, nécessite un minimum de pratique
Vectorisation gratuite Inkscape Budget serré, besoin d’un premier vectoriel Logiciel libre, résultat convenable sur certains logos Interface moins familière pour certains, post-traitement requis
Outils en ligne Tests rapides, projets non critiques Pas d’installation, accessible à tous Qualité inégale, problèmes de confidentialité possibles

Ce tableau ne remplace pas l’expérience, mais donne un bon instinct de départ. Si ton logo contient des dégradés subtils, des effets d’ombre ou une texture, se reposer uniquement sur l’automatisation risque de produire un résultat médiocre. Pour un symbole géométrique à deux couleurs destiné à un projet interne, un outil gratuit peut suffire, à condition de vérifier et de nettoyer le tracé derrière.

Outils pour vectoriser logo gratuitement ou avec un budget raisonnable

Les débats « quel est le meilleur logiciel pour vectoriser un logo » ressemblent souvent à des guerres de clochers. Pourtant, ce qui compte vraiment, c’est la compatibilité avec les autres acteurs de la chaîne graphique, et le niveau de contrôle que tu peux atteindre sur tes courbes et tes couleurs. Un logo n’est pas un dessin isolé : il circule entre agences, freelances, imprimeurs, développeurs, et doit rester stable tout au long du voyage.

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Illustrator reste la référence dans beaucoup de studios pour tout ce qui touche au design graphique vectoriel. Outil Plume précis, Pathfinder, gestion poussée des calques, export en AI, EPS, PDF, SVG : c’est un couteau suisse fiable pour construire et maintenir un fichier maître. En contrepartie, l’abonnement a un coût, et l’interface peut intimider quand on débarque dessus pour une première conversion image vectorielle.

Inkscape offre une alternative crédible pour une vectorisation gratuite. Open source, compatible SVG, il permet d’apprendre les bases du tracé vectoriel sans passer par une licence payante. Les menus diffèrent d’Illustrator, mais la logique de base (nœuds, courbes de Bézier, calques) reste la même. Pour une petite structure qui démarre ou pour un projet perso, c’est un bon terrain de jeu pour comprendre ce qui fait un bon logo vectoriel sans se ruiner.

Photoshop, lui, reste centré sur le pixel, mais peut servir de tremplin. On peut y préparer un détourage propre, séparer les couleurs, nettoyer un scan de logo avant de le passer dans un vrai outil vectoriel. Sur ce point, un guide comme ce tutoriel pour détacher un logo dans Photoshop ou Canva peut faire gagner du temps sur la préparation, avant d’attaquer la phase de tracé.

À côté de ces mastodontes, des services en ligne existent pour transformer un PNG en SVG en quelques clics. Leur intérêt principal tient à leur accessibilité : on peut faire un test rapide, même depuis un poste sur lequel aucun logiciel graphique n’est installé. En revanche, s’appuyer uniquement sur ces outils pour une identité de marque sérieuse reste risqué, notamment à cause de la qualité aléatoire des tracés produits et de l’absence de structure de fichier claire.

Au final, la bonne stratégie outil ressemble davantage à un kit qu’à un choix unique. Illustrator ou Inkscape pour le fichier maître, Photoshop pour nettoyer des sources pixelisées, un ou deux services en ligne pour gagner quelques minutes sur un projet secondaire. Ce qui fait la différence, ce n’est pas le nombre de logos présents dans la barre des tâches, mais la capacité à obtenir un tracé propre, avec des calques rangés et des exports compatibles avec les imprimeurs comme avec les développeurs.

Formats de fichiers vectoriels à prévoir dans ton kit logo

Une fois la vectorisation terminée, la question des formats arrive très vite. Pour un logo, quatre formats couvrent l’essentiel des besoins. L’idéal est de les préparer dès la fin du projet, afin d’éviter d’avoir à rouvrir le fichier maître à chaque nouvelle demande.

Format Usage principal Pourquoi le prévoir
AI Source modifiable Permet d’ajuster le tracé vectoriel, les typographies et les couleurs à l’avenir
EPS Impression professionnelle Très largement accepté chez les imprimeurs, même sur des chaînes plus anciennes
SVG Web et interfaces Léger, fluide sur écran, idéal pour l’intégration responsive sur un site ou une app
PDF vectoriel Partage et impression Facile à envoyer, lisible partout, exploitable pour du print si le fichier est bien construit

Préparer systématiquement ces quatre formats, avec des noms explicites, évite les demandes de dernière minute du type « vous pouvez m’envoyer la version vectorielle, celui-ci est pixellisé ». C’est aussi une manière de signaler, dès la livraison, que ton logo est pensé pour l’ensemble des usages, et pas seulement pour une bannière de site.

Tracé vectoriel, typographie et incrustation : là où se joue la vraie qualité

Une fois qu’on a compris le principe et les outils, la différence entre une vectorisation correcte et un vrai travail pro se joue sur les détails. Le premier réflexe utile consiste à regarder le logo en mode contour, très zoomé. Si les cercles ressemblent à des patates, si les diagonales tremblent et si chaque courbe semble construite avec douze points d’ancrage au lieu de quatre, le fichier risque de mal vieillir, surtout en grand format.

Un bon tracé vectoriel s’appuie sur peu de points bien placés, avec des tangentes propres. C’est particulièrement visible sur les arrondis des lettres, les intersections de formes et les petites découpes internes. Simplifier les nœuds, repositionner les poignées de Bézier, fusionner les formes quand c’est possible, tout cela donne un logo plus fluide, plus agréable à regarder et plus simple à modifier plus tard.

Côté typographie, deux situations se distinguent. Si le logo repose sur une police standard, disponible légalement, l’idéal est de conserver le texte éditable le plus longtemps possible dans le fichier maître. On règle l’interlettrage, on joue sur les variantes (capitales, petites capitales, styles gras ou light), puis on convertit en tracés seulement lorsqu’on prépare une version destinée à sortir de l’atelier. Si, en revanche, le lettrage est entièrement sur mesure ou basé sur un scan ancien, un redessin lettre par lettre en vectoriel donne souvent un meilleur contrôle, notamment sur les contreformes et les alignements optiques.

Le moment de la vectorisation de la typographie demande aussi un peu de stratégie. Convertir trop tôt en courbes rend chaque modification pénible, surtout si un client souhaite un ajustement de nom ou de baseline. Convertir trop tard peut générer des surprises quand un fichier part en impression sans avoir figé la typographie. Beaucoup de designers gardent deux couches dans le même fichier : une version texte vivante et une version figée en tracés, bien séparées dans des calques distincts.

L’incrustation sur différents fonds constitue un autre test clé. Un logo correctement vectorisé doit rester lisible sur fond clair, sombre, coloré, photographique. En pratique, cela signifie prévoir plusieurs variantes : couleur principale, version noire, version blanche, parfois version monochrome renforcée pour des usages comme la broderie ou l’estampage. S’il faut toujours ajouter un contour ou une ombre à la main dans chaque projet pour rendre le logo visible, c’est qu’il manque une version dédiée dans le kit.

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Pour valider la robustesse d’un logo, quatre tests rapides fonctionnent bien :

  • Affichage en 100 % noir sur fond blanc, puis 100 % blanc sur fond noir, sans effets.
  • Zoom extrême en mode contour pour repérer les cassures de tracé.
  • Pose du logo sur une photo chargée, en simulant une incrustation vidéo ou un post social.
  • Réduction à une taille minuscule, typiquement 24 pixels de large, pour voir ce qui survit.

Si, après ces tests, le logo reste identifiable, équilibré, sans éléments qui disparaissent ou se collent entre eux, la vectorisation peut être considérée comme solide. Ce genre de contrôle qualité prend quelques minutes, mais évite des déconvenues bien plus pénibles une fois qu’un logo est déjà imprimé sur des centaines de supports.

Exemple concret de passage d’un bitmap chaotique à un logo vectoriel propre

Imagine un logo de café de quartier, scanné depuis un vieux flyer, avec un grain visible, des lettres pas tout à fait droites et un symbole de tasse un peu flou. Première étape : le nettoyage dans Photoshop, en améliorant le contraste, en supprimant les taches, puis en isolant le logo sur fond blanc. Deuxième étape : import dans Illustrator ou Inkscape, vectorisation automatique légère pour extraire les grandes masses, puis tracé manuel de la tasse et du texte, en s’appuyant éventuellement sur une police proche du lettrage d’origine.

Une fois ce travail terminé, le fichier final contient un pictogramme de tasse dessiné proprement, une typographie cohérente, des courbes régulières, et des calques rangés. Les versions noir, blanc et couleur sont dérivées de ce master. À partir de là, le même café peut créer des tasses personnalisées, des enseignes, un site web en SVG, sans jamais retoucher le logo. La différence avec la version scannée de départ devient immédiatement visible dès que l’on passe en grand format.

Organisation des fichiers, workflow et bonnes pratiques pour ne plus tout refaire

Beaucoup de marques ont déjà un logo vectoriel quelque part, mais peinent à le retrouver ou à savoir s’il s’agit de la bonne version. On voit alors circuler plusieurs fichiers presque identiques, avec des suffixes du genre « final », « final2 », « vraiment_final », qui ne disent rien sur la couleur, le format ou l’usage prévu. Cette confusion génère des erreurs silencieuses : un prestataire utilise une ancienne teinte, un autre supprime la baseline, un troisième réinterprète la hauteur minimale.

Mettre un peu d’ordre dans ce bazar n’a rien de glamour, mais change concrètement la vie au quotidien. Une structure simple fait déjà une grande différence : un dossier racine pour l’identité visuelle, un sous-dossier dédié au logo, puis des répertoires séparés pour les versions maîtres, l’impression, le web, la vidéo. Dans le dossier « Master », le fichier source regroupe toutes les variantes : horizontal, vertical, pictogramme seul, avec baseline, sans baseline.

Le nommage des fichiers demande lui aussi un minimum de discipline. Un nom comme « logo-marque-horizontal-couleur-RVB.svg » parle immédiatement à un designer comme à un développeur. « logo-marque-picto-noir-CMJN.eps » indique sans ambiguïté qu’il s’agit du symbole seul, prêt à partir chez l’imprimeur. C’est un peu moins court qu’un simple « logo.svg », mais infiniment plus clair quand tu dois naviguer dans un dossier partagé en vitesse.

Documenter les couleurs et les règles d’usage complète l’ensemble. Un simple PDF qui liste les valeurs RVB, CMJN, hexadécimales et, si besoin, Pantone, suffit souvent. On peut y ajouter des indications sur la taille minimale d’affichage, la marge à respecter autour du logo, quelques exemples de fonds à éviter. Ce document n’a pas vocation à remplacer une charte graphique complète, mais fixe une base commune pour tous ceux qui manipulent le logo, du stagiaire social media à l’agence d’enseigne.

Pour les usages plus récents, comme l’intégration web en SVG ou les incrustations animées, il est utile de prévoir un mini-kit spécialisé. Par exemple, un dossier « web » peut contenir un SVG simplifié, optimisé pour l’affichage sur site, ainsi qu’une version PNG transparente pour les cas où le vectoriel ne serait pas supporté. De même, un dossier « vidéo » peut proposer une version sans fond, avec des formes fusionnées et un nommage clair des groupes pour After Effects ou tout autre logiciel de motion.

La question du partage vient ensuite. Un logo vectorisé parfait mais stocké sur un disque dur isolé ne sert pas à grand-chose. Une solution courante consiste à utiliser un espace de stockage partagé, type cloud, avec des droits précis : les fichiers maîtres sont modifiables uniquement par un nombre limité de personnes, les autres disposent d’un accès en lecture pour récupérer les formats dont ils ont besoin.

Pour finir, garder un petit historique des versions majeures évite les confusions. Plutôt que de multiplier les fichiers « v2 », « v3 », on peut archiver les déclinaisons en datées, en gardant un seul fichier marqué comme « officiel ». Cette manière de faire permet aussi de revenir en arrière si une tentative de modernisation du logo ne convainc pas, sans perdre le travail de vectorisation de départ.

Un point souvent sous-estimé concerne les images sources. Quand un logo a été créé à partir d’un scan, d’un ancien fichier bitmap ou d’un export mal réglé, il peut être utile de conserver, dans un coin, la version originale pour mémoire. Cela aide à comprendre certaines contraintes historiques, et évite de perdre l’esprit du logo lors d’une éventuelle refonte. Ce n’est pas une pièce à utiliser au quotidien, mais plutôt un élément de contexte pour ceux qui reprendront l’identité dans quelques années.

Comment savoir si mon logo est vraiment vectoriel ?

Ouvre ton fichier dans un logiciel comme Illustrator ou Inkscape, puis zoome fortement en affichant les contours. Si tu vois des pixels qui grossissent, il s’agit d’une image bitmap. Si, au contraire, tu distingues des tracés avec des points d’ancrage modifiables, ton logo est bien en vecteur. Un vrai logo vectoriel reste parfaitement net, même à des niveaux de zoom extrêmes.

Les outils de vectorisation gratuite en ligne suffisent-ils pour une identité pro ?

Ils peuvent dépanner pour un logo très simple ou pour un besoin ponctuel, mais ils produisent souvent des tracés lourds et mal organisés. Pour une marque qui veut garder une image cohérente sur le long terme, il vaut mieux passer par Illustrator ou Inkscape, quitte à utiliser un outil en ligne uniquement comme première base avant un nettoyage manuel.

Dois-je toujours redessiner la typographie lors de la vectorisation ?

Si ton logo repose sur une police standard et que tu as accès à cette fonte, tu peux la réutiliser directement dans le logiciel vectoriel et ajuster les espaces. En revanche, si la police est introuvable, très déformée ou si le lettrage est spécifique, un redessin manuel donne en général un résultat plus propre, plus cohérent et plus facile à maîtriser sur tous les supports.

Quels formats vectoriels envoyer à un imprimeur ou à un fabriquant d’enseigne ?

Dans la grande majorité des cas, un PDF ou un EPS vectoriel suffit, accompagné d’un document qui précise les couleurs à respecter. Certains acceptent aussi les fichiers AI natifs. Le SVG reste plutôt réservé au web, même si quelques acteurs commencent à l’utiliser. L’essentiel est de vérifier que ton fichier ne contient pas d’images pixellisées cachées.

Pourquoi un PNG haute définition ne remplace pas un logo vectoriel ?

Un PNG, même très grand, reste une image en pixels. Si tu dois dépasser sa taille d’origine, il commence à pixeliser. Un fichier vectoriel, lui, repose sur des courbes mathématiques et peut être agrandi sans perte, ce qui est indispensable pour l’impression grand format, la signalétique, certaines incrustations vidéo ou tout ce qui dépasse largement la taille d’un écran.