RGAA 28 juin 2025 : ce que la nouvelle réglementation change pour l’accessibilité numérique

RGAA 28 juin 2025 ce — interface de site web accessible

Depuis le 28 juin 2025, l’accessibilité numérique a changé d’échelle en France. Ce qui ressemblait encore à une obligation surtout réservée aux sites publics s’impose désormais à une grande partie du secteur privé, poussé par la nouvelle version du RGAA et la directive européenne sur l’accessibilité. Concrètement, toute entreprise qui dépasse 10 salariés ou franchit les 2 millions d’euros de chiffre d’affaires se retrouve concernée, avec à la clé 106 critères de conformité, un audit obligatoire, une déclaration à publier et un plan d’action à suivre.

Le sujet n’est plus seulement juridique : il touche directement l’ergonomie web, l’usabilité et l’inclusion digitale.

Dans beaucoup d’équipes produit ou marketing, cette échéance de juin 2025 a agi comme un électrochoc. Des sites e‑commerce bourrés d’animations, des applications bancaires blindées de formulaires ou encore des plateformes de transport se découvrent soudain un nouveau chantier prioritaire : la conformité aux normes d’accessibilité.

Les sanctions annoncées, de 25 000 € pour le privé à 50 000 € pour le public, suffisent à faire bouger les lignes, mais le vrai déclic vient souvent d’ailleurs : un test en lecteur d’écran qui fait mal, un utilisateur malvoyant qui remonte un bug bloquant, une association qui épingle une fonctionnalité inaccessible.

Plutôt que de subir la réglementation, de plus en plus d’équipes décident de traiter l’accessibilité comme un levier de qualité globale . En travaillant les contrastes, les textes de liens, la navigation au clavier ou encore la cohérence des formulaires, elles améliorent au passage la performance SEO, la clarté des contenus et le taux de conversion.

Autrement dit, ce qui est demandé par le RGAA se rapproche fortement de ce que toute interface moderne devrait déjà viser : une ergonomie web solide, cohérente et inclusive pour tous les profils d’utilisateurs, quel que soit leur équipement ou leurs capacités.

  • Extension du RGAA aux entreprises privées de plus de 10 salariés ou 2 M€ de CA depuis le 28 juin 2025.
  • 106 critères d’accessibilité à vérifier, avec audit, déclaration et plan d’action à la clé.
  • Sanctions financières pouvant atteindre 25 000 € pour le privé et 50 000 € pour le public en cas de non‑conformité.
  • Calendrier progressif : nouveaux sites conformes dès la mise en ligne, anciens sites à mettre à niveau avant juin 2030.
  • Opportunité UX/SEO réelle : meilleure structure, usabilité renforcée et expérience utilisateur plus fluide pour tout le monde.

RGAA 2025 et directive européenne : qui est touché depuis le 28 juin 2025 et où se situent les nouvelles frontières

Pour comprendre ce qui a véritablement changé au 28 juin 2025, il faut regarder le périmètre. Le RGAA existait déjà depuis la loi de 2005 sur le handicap, avec une application surtout ciblée sur les sites de l’État, des collectivités et des organismes chargés d’une mission de service public. La grande bascule vient de la directive européenne sur l’accessibilité, transposée en droit français, qui élargit massivement le champ aux entreprises privées.

RGAA 2025 et directive européenne : qui est touché depuis le 28 juin 2025 et où se situent les nouvelles frontières — interface de site web accessible

Depuis cette date, sont clairement concernées par l’accessibilité numérique obligatoire :

Les PME qui dépassent 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, les entreprises de plus de 10 salariés, les grandes entreprises déjà visées par d’autres textes, mais aussi toutes les structures privées qui proposent des services essentiels en ligne. Côté secteurs, les exemples les plus exposés sont assez parlants : e‑commerce, services bancaires, téléphonie, plateformes de transport, billetterie en ligne, médias audiovisuels, services de vidéo à la demande, etc. Toute activité qui passe par une interface web ou mobile destinée au grand public se retrouve sous les projecteurs.

Pour rendre ça plus concret, prenons l’exemple d’un site de vente de billets pour un festival de musique. Avant, tant que l’organisateur n’était pas une structure publique, l’accessibilité restait largement à sa bonne volonté. Depuis la nouvelle réglementation, ce même site doit être utilisable au clavier, lisible par un lecteur d’écran, proposer des contrastes corrects, des alternatives textuelles pour les visuels clés, et un parcours d’achat sans piège pour les personnes ayant des troubles cognitifs ou moteurs. Sinon, l’entreprise se met en risque juridique, mais aussi commercial.

Un point souvent sous‑estimé concerne les produits et services numériques au sens large. La directive ne vise pas seulement les sites web : on y trouve les terminaux de vente, les applications mobiles, certains logiciels destinés au public, les liseuses, les équipements télévisuels connectés. Les fabricants d’appareils et les éditeurs de solutions logicielles doivent eux aussi se caler sur ces normes d’accessibilité, ce qui a un impact direct sur les roadmaps produit, les cycles de release et la manière de penser les interfaces.

A lire :   Mammouth IA : fonctionnalités, avis, tarifs et alternatives à connaître

Au passage, cette évolution rapproche fortement l’accessibilité numérique d’autres chantiers transverses, comme l’éco‑conception web. Quand on commence à simplifier les interfaces, limiter les effets visuels superflus et structurer le contenu proprement, on gagne à la fois en performance, en sobriété et en inclusion digitale. Les équipes qui s’emparent tôt du sujet se retrouvent avec un double avantage : conformité réglementaire et bases solides pour un site web plus responsable.

En résumé, la date du 28 juin 2025 marque un basculement où l’accessibilité numérique sort de la niche « secteur public » pour irriguer réellement l’ensemble du tissu économique.

découvrez les principales nouveautés du rgaa au 28 juin 2025 et comment la nouvelle réglementation impacte l'accessibilité numérique pour les sites web et services en ligne.

Un calendrier RGAA 2025 qui impose de prioriser les projets

Autre changement structurant : le calendrier. Pour les nouveaux sites ou nouvelles versions majeures mises en ligne après le 28 juin 2025, la conformité est attendue tout de suite. En pratique, ça veut dire que tout nouveau projet doit embarquer l’accessibilité dès la phase de conception, au même niveau que la sécurité ou les performances.

Pour les sites existants, la loi a prévu une fenêtre de mise à niveau jusqu’à juin 2030. Ce délai semble confortable, mais il passe très vite quand on gère une plateforme avec dix ans d’historique, des milliers de pages et des couches de frameworks accumulées. Les entreprises qui attendront la dernière année pour s’y mettre risquent de se retrouver en chantier permanent, avec des refontes massives à absorber.

Les contrats signés avant le 28 juin 2025 bénéficient d’une tolérance : ils peuvent courir jusqu’à leur terme, tant qu’ils ne dépassent pas la même échéance de 2030. C’est un point clé pour tous les projets en TMA ou en forfait longue durée. Les donneurs d’ordre ont tout intérêt à renégocier rapidement les périmètres pour intégrer des objectifs de conformité RGAA dans les plans de release, plutôt que de repousser ça à une phase hypothétique de refonte globale.

La conséquence directe, côté organisation, c’est l’apparition quasi systématique d’un référent accessibilité dans les entreprises concernées. Que ce soit une personne à temps partiel dans une PME ou un rôle à temps plein dans un grand groupe, ce référent devient le point de contact pour coordonner les audits, challenger les maquettes, relire les contenus et faire le lien entre métiers et équipes techniques. Sans ce relais, le risque est de multiplier les bonnes intentions sans jamais atteindre un niveau de conformité crédible.

Sur ce point, une chose se vérifie projet après projet : les organisations qui anticipent en intégrant un calendrier clair, des jalons d’audit et des sprints dédiés à l’accessibilité arrivent beaucoup plus sereinement à l’échéance. Les autres bricolent, corrigent en catastrophe, et découvrent l’accessibilité uniquement à travers le prisme des sanctions.

Audit RGAA, déclaration et plan d’action : comment se déroule la mise en conformité après juin 2025

Depuis la nouvelle réglementation, la mise en conformité ne se résume plus à une ligne dans une spec. Elle suit un processus assez balisé, qui commence par un audit RGAA digne de ce nom. L’objectif n’est pas seulement de cocher des cases, mais de produire un relevé clair qui servira à la fois de preuve en cas de contrôle et de boussole pour les corrections.

Un audit complet passe par plusieurs étapes. Il faut d’abord choisir un échantillon de pages représentatif : page d’accueil, contact, mentions légales, page d’accessibilité, plan du site, page d’aide, écran d’authentification, mais aussi des pages métiers, des formulaires multi‑étapes, des pages de résultats, des documents téléchargeables, etc. L’idée est simple : tester tout ce qu’un utilisateur peut rencontrer au quotidien, en couvrant différents gabarits et types de contenu.

Chaque page sélectionnée est ensuite examinée à la lumière des 106 critères RGAA. Pour chaque critère, l’auditeur fournit un statut : conforme, non conforme ou non applicable. Le relevé doit inclure des captures, des extraits de code, des explications compréhensibles pour l’équipe de développement. À partir de là, on calcule un taux moyen de conformité sur l’ensemble des pages, qui donnera le statut global du site : totalement conforme, partiellement conforme, ou non conforme.

Pour te faire une idée plus précise des exigences, le détail de la grille d’audit RGAA permet de visualiser la granularité attendue : chaque critère implique un ou plusieurs tests concrets, ce qui aide à structurer la démarche côté équipe produit.

Élément Contenu attendu dans un audit RGAA Impact sur la conformité
Liste des critères vérifiés Couverture des 106 critères, avec les tests effectués et les pages concernées Base de calcul du taux de conformité global
Statut par critère Indication conforme, non conforme ou non applicable pour chaque point Permet d’identifier les priorités de correction
Preuves visuelles et techniques Captures d’écran, extraits de DOM, commentaires techniques Justifie les conclusions en cas de contrôle ou de contestation
Plan de correction Recommandations concrètes, classées par criticité et effort Feuille de route pour les sprints d’accessibilité
Identité de l’auditeur Nom, structure, date de réalisation de l’audit Crédibilité du rapport et traçabilité dans le temps

Ce rapport ne reste pas dans un tiroir. Il nourrit directement deux livrables imposés par la réglementation : la déclaration d’accessibilité et le plan d’action. La déclaration, souvent accessible depuis le pied de page, présente le taux de conformité, la date de l’audit, les principaux écarts et les éventuelles dérogations. Elle doit aussi indiquer un référent accessibilité et détailler les voies de recours possibles pour les utilisateurs, y compris la saisine du Défenseur des droits.

A lire :   Combien consomme une box Internet ? Consommation électrique expliquée

Le plan d’action, lui, s’inscrit sur une durée typique de 3 ans. Il liste les améliorations prévues, les échéances, les responsables. Certaines entreprises le découpent en vagues : d’abord les blocages critiques (impossibilité d’utiliser un formulaire, contrastes illisibles), ensuite les points de confort, puis les raffinements. L’essentiel est de montrer une progression crédible et documentée.

Sur le plan financier, la question du budget revient évidemment sur la table. Entre l’audit initial, les correctifs et la formation des équipes, le coût n’est pas anodin. Des analyses comme celles proposées autour du prix d’un audit RGAA complet permettent de mieux cadrer les ordres de grandeur, selon la taille du site, la complexité fonctionnelle et le niveau de compétence interne disponible.

Au final, ce trio audit + déclaration + plan d’action structure une démarche qui ne s’arrête pas à une seule date. C’est une boucle d’amélioration continue, qui doit accompagner l’évolution du site au fil des versions.

Comprendre les niveaux de conformité RGAA après un audit

Une fois le rapport en main, beaucoup d’équipes se posent la même question : comment interpréter ce fameux taux de conformité ? Le texte réglementaire est assez clair. On calcule pour chaque page auditée un taux individuel, puis on fait la moyenne sur l’échantillon. En fonction du résultat, le site obtient l’un des trois statuts suivants.

Le niveau « accessibilité : totalement conforme » correspond à une situation où tous les critères applicables sont respectés. C’est plutôt rare, surtout pour des sites riches fonctionnellement, mais certains services simples ou fraîchement conçus avec une forte culture accessibilité y parviennent. C’est un objectif à viser pour des parcours stratégiques bien limités, comme l’espace de paiement ou la page de demande de rendez‑vous.

Le niveau « accessibilité : partiellement conforme » s’obtient à partir de 50 % de critères respectés. C’est le cas le plus courant. Le site fonctionne globalement, mais présente encore des obstacles, parfois majeurs, pour certains profils : contrastes insuffisants sur certaines sections, vidéos sans sous‑titres, formulaires approximatifs. Ce statut ne protège pas des critiques, mais il montre une démarche engagée avec des marges de progrès identifiées.

Enfin, le niveau « accessibilité : non conforme » recouvre deux scénarios. Soit aucun audit valide n’a été réalisé, soit le taux global reste sous les 50 %. Dans les deux cas, le message envoyé est le même : l’accessibilité n’a pas encore été traitée sérieusement. À l’heure où les utilisateurs partagent facilement leurs galères sur les réseaux et où la responsabilité sociale des entreprises est scrutée, rester dans cette zone devient rapidement difficile à assumer.

Ce système de notation a un mérite : il force les équipes à regarder la réalité en face, sans se cacher derrière quelques succès isolés. Il invite aussi à prioriser. Mieux vaut un taux en hausse régulière, avec des corrections concrètes version après version, qu’une promesse vague de conformité « un jour ».

Outils, formation et organisation : comment industrialiser l’accessibilité numérique dans les équipes

Une fois que la première vague de corrections est passée, toute la question devient : comment faire pour que l’accessibilité ne retombe pas au fond du backlog ? C’est là qu’entrent en jeu les outils, la formation et l’organisation interne. La réglementation de juin 2025 a eu un effet direct sur la demande de compétences : rédacteurs, designers, développeurs, chefs de projet cherchent à monter en puissance sur le sujet.

Côté outillage, on trouve aujourd’hui une panoplie d’extensions et de services en ligne qui facilitent la détection des problèmes. Des solutions comme WAVE, Axe DevTools ou des vérificateurs de contraste ciblés permettent de repérer rapidement les erreurs grossières : titres dans le mauvais ordre, textes sans alternative, boutons sans libellé accessible, contrastes trop faibles. Des assistants dédiés au RGAA, des checklists imprimables ou des scripts de tests automatisés viennent compléter le tableau.

Ces outils ne remplacent pas un audit humain, mais ils s’intègrent très bien dans le quotidien d’une équipe de dev. Par exemple, un développeur front peut lancer une analyse automatique à chaque fin de ticket, pendant qu’un designer vérifie systématiquement les couleurs et les tailles de caractères dans Figma avant de livrer une maquette.

La seconde brique, c’est la formation. Face aux évolutions du RGAA, la question n’est plus de savoir si l’on doit former les équipes, mais comment. Les parcours de montée en compétence dédiés à l’audit et à la mise en conformité se multiplient, avec des approches plus ou moins techniques. L’article sur la formation à l’audit RGAA détaille par exemple les voies possibles pour devenir référent interne ou auditeur reconnu.

A lire :   Quels sont les métiers de l’informatique qui recrutent en France ?

Dans la pratique, trois axes de formation se complètent bien :

  • Sensibilisation générale pour tout le monde (marketing, produit, support), afin que chacun sache repérer les erreurs grossières.
  • Formation technique ciblée pour les développeurs front et les intégrateurs, centrée sur le HTML sémantique, ARIA, la gestion du focus et les formulaires complexes.
  • Approche design et contenu pour les UX/UI, avec un focus sur la hiérarchie de l’information, la lisibilité, les patterns d’ergonomie web inclusifs et la rédaction accessible.

Enfin, l’accessibilité doit trouver sa place dans l’organisation. Ce n’est pas un sujet qu’on plaque à la fin d’un projet. Les équipes qui s’en sortent le mieux font entrer ces points dans leurs processus : critères d’acceptation des user stories, revues de design, Definition of Done, scripts de tests, documentation interne. L’accessibilité devient alors un réflexe, au même titre que la gestion des erreurs ou la sécurité basique.

Ce mouvement rejoint une tendance plus large où la transformation numérique touche tous les pans de l’activité, des mutuelles de santé aux transports en passant par l’éducation. Les discussions autour de la transformation numérique des mutuelles ou des plateformes éducatives montrent bien que l’accessibilité ne pourra plus rester un sujet périphérique. Dès qu’un service devient majoritairement numérique, la question « est‑ce que tout le monde peut l’utiliser ? » finit par arriver sur la table.

En filigrane, la réglementation pousse donc les entreprises à structurer leur culture produit autour d’un triptyque : performance, sécurité et accessibilité. Tant mieux : cette combinaison sert autant les utilisateurs que la solidité à long terme des services.

Accessibilité, UX et usabilité : vers des interfaces plus robustes pour tout le monde

Une inquiétude revient régulièrement chez les designers : « Si on suit le RGAA à la lettre, nos interfaces vont devenir tristes et standardisées. » C’est une fausse opposition. En pratique, la majorité des exigences d’accessibilité renforcent aussi la UX et l’usabilité pour l’ensemble des utilisateurs.

Quand on structure correctement les titres, on améliore la scannabilité des pages. Quand on écrit des libellés de boutons explicites, on réduit les erreurs de clic et les abandons de panier. Quand on augmente légèrement la taille des cibles tactiles sur mobile, on facilite la vie de tout le monde, pas seulement des personnes avec une motricité réduite. On se rapproche de ce qu’on pourrait appeler une « UX robuste », qui tient debout même quand les conditions ne sont pas idéales.

Certes, certains effets de mode en webdesign devront être mis de côté ou au moins cadrés. Les micro‑animations décoratives, les parallaxes agressives, les textes super fins sur des fonds très travaillés… tout cela devient plus difficile à défendre. Mais ce n’est pas forcément une perte. Beaucoup de ces tendances nuisaient déjà à la lisibilité et aux performances, sans apporter un bénéfice clair. La réglementation agit ici comme un filtre qui met en avant les choix réellement utiles.

Pour les équipes UX/UI, l’enjeu consiste à intégrer les contraintes RGAA dans le processus créatif plutôt que de les subir en fin de parcours. On peut tout à fait concevoir des interfaces modernes, esthétiques et accessibles en jouant sur la hiérarchie, les rythmes de mise en page, les micro‑interactions bien pensées et un travail soigné sur la typographie et les visuels.

C’est aussi là que le dialogue entre UX et UI devient décisif. Comprendre la différence entre UX et UI aide à clarifier qui porte quelle responsabilité : l’un sur la logique des parcours et la clarté des contenus, l’autre sur la matérialisation visuelle de ces choix. L’accessibilité traverse ces deux dimensions. Elle ne peut pas reposer sur un seul profil.

En fin de compte, la réglementation RGAA post‑juin 2025 agit comme un révélateur de maturité pour les équipes produit : celles qui prennent le sujet au sérieux livrent des interfaces plus solides, plus lisibles et plus respectueuses des usages réels.

Quelles entreprises doivent appliquer le RGAA depuis le 28 juin 2025 ?

Sont concernées les administrations publiques, les organismes chargés d’une mission de service public, mais aussi la plupart des entreprises privées dépassant 10 salariés ou 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les secteurs fortement touchés incluent le e‑commerce, la banque, les télécommunications, les transports, les médias audiovisuels et plus largement tout service numérique grand public.

Quel est le délai pour mettre un site existant en conformité avec le RGAA 2025 ?

Les nouveaux sites doivent respecter les exigences d’accessibilité dès leur mise en ligne à partir du 28 juin 2025. Pour les sites déjà en production avant cette date, un délai est accordé jusqu’au 28 juin 2030. Les contrats conclus avant juin 2025 peuvent se poursuivre jusqu’à leur terme, dans cette même limite temporelle, mais la mise à niveau reste indispensable.

Comment se déroule un audit RGAA concretement ?

Un audit RGAA commence par la sélection d’un échantillon représentatif de pages (accueil, contact, mentions légales, formulaires, parcours clés, documents téléchargeables). Chaque page est testée au regard des 106 critères du référentiel, avec un statut conforme, non conforme ou non applicable. L’auditeur fournit des preuves (captures, code) et un plan de correction. Le taux moyen de conformité obtenu sert ensuite à rédiger la déclaration d’accessibilité et à prioriser les chantiers.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité RGAA ?

En cas de manquement aux obligations d’accessibilité numérique, les organisations s’exposent à des sanctions financières pouvant atteindre 25 000 euros pour le secteur privé et 50 000 euros pour le secteur public. Des pénalités journalières peuvent s’ajouter en cas de persistance des manquements. Au-delà de l’amende, l’impact sur l’image de marque et la confiance des utilisateurs peut être significatif.

Quels bénéfices concrets apporte l’accessibilité numérique au-delà de la loi ?

Un site conforme au RGAA profite à l’ensemble de ses utilisateurs : meilleure lisibilité, navigation plus intuitive, formulaires plus clairs, performance accrue, meilleure prise en compte du mobile. Ces améliorations ont souvent un impact positif sur les taux de conversion, le référencement naturel et la satisfaction client. L’accessibilité renforce donc à la fois l’inclusion digitale et la performance globale du service.